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Les scribouilles

écriture (notes, roman, nouvelles, textes...) lecture et curiosités en partage

Le Moyen Age, cathares et templiers sont convoqués!!!


(En 2001, au retour de mon escapade en fac de sciences humaines, j'étais très déprimée à l'idée de quitter un monde de connaissances et de travail intellectuel. C'était sans compter sur une de mes vieilles marottes - le monde au Moyen Age - que je me suis mis à étudier par le biais de travaux universitaires et de plateformes dédiées sur internet dont Le Projet Beaucéant, bien que très orienté sur les questions relatives au Temple, était mon site préféré d'élucubrations... Voici quelques textes qui procédaient à l'ouverture de plateformes de recherches... je ne sais pas ce que sont devenus nos recherches mais je regrette beaucoup l'époque de ces pensées médiévistes partagées entre passionnés.... Les autres textes proviennent de mes contributions à l'ESRA. Ici, j'ai classé ces textes de façon à leur donner une succession cohérente de lecture. Dans un premier temps, je propose une introduction succincte à l'histoire du Temple suivie par des apports sur le quotidien du chevalier templier pour finir sur la tragédie cathare et le lien temple-catharisme. Qui sait, un amateur croisera peut-être ces lignes... ).


Sur les photos, il s'agit de ma collection d'armes médiévales et de figurines historiques en plomb et en étain.

 






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 (L'article ci-dessous a été rédigé à l'origine pour l'ESRA, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, vous pouvez le retrouver avec les contributions d'autres internautes sur http://es.ra.free.fr/)

 

 Les Templiers : l'épopée des moines-soldats.

« Non Nobis Domine, Non Nobis,
Sed Nomini Tuo Da Gloriam »

« Non pour nous, Seigneur, non pour nous,
mais pour la gloire de ton nom » 

 

Parler des Templiers n'est pas chose facile en quelques mots et je voudrais juste vous donner envie d'en savoir plus sur l'épopée de ces chevaliers mythiques qui avaient pour particularité d'être moine et soldat à la fois.

La chronologie qui suit vous en donnera les grandes lignes...

An de Grâce 1099.

Jérusalem a été conquise par les chrétiens mais la vie est encore bien dure dans ces contrées et les pèlerins voyagent à leurs risques et périls...

En 1118, un chevalier champenois, Hughes de Payns fonde l'Ordre des Templiers. Cet ordre, composé de moines-soldats, a pour mission de se consacrer à la défense des pèlerins en Terre Sainte.

Les Templiers ne connaissent que l'autorité du Pape, nul Roi ne peut interférer dans leurs affaires.

Ils participent activement aux Croisades, à la défense de la Terre Sainte et on loue leur bravoure, leur panache, on jalouse leur puissance...

Pendant deux siècles, ils s'illustrent dans les batailles en Orient, ils fondent des Commanderies dans toute l'Europe, ils sont agriculteurs, architectes, banquiers, financiers de grands personnages du monde...

Mais, en 1291, le Sultan Al-Ashraf s'empare de la ville d'Acre. La Terre Sainte est perdue. Leur retour définitif en Occident ne plaît pas à tout le monde. Leur puissance et leur richesse semblent même leur permettre de bouleverser l'organisation féodale...

En 1307, le roi Philippe le Bel, jaloux et envieux des Templiers, convoite leur richesse et ourdit un sinistre plan qui achèvera l'Ordre du Temple. Le Pape Clément V, Guillaume de Nogaret, de grands noms sont mêlés à ce qui deviendra la tragédie du Temple.

Au matin du vendredi 13 octobre 1307, le roi ordonne l'arrestation de tous les Templiers du royaume.

Il s'ensuit un long procès inique de 7 ans où l'Inquisition, à force de tortures, réussit à faire « avouer » aux Templiers tout (et même plus ! !) ce qui pourra faire le jeu du roi.

Les Templiers sont jugés, condamnés, livrés aux flammes...

Le 18 mars 1314, le dernier Grand Maître de l'Ordre, Jacques de Molay monte sur le bûcher à son tour... il revient sur les « aveux » qu'il a fait à l'Inquisition et dénonce la terrible machination. Le peuple s'émeut mais le bourreau fait son œuvre.

Avant que les flammes ne le dévorent, Jacques de Molay s'adresse au roi et au pape et s'écrie :

« Pape Clément, roi Philippe, avant que l'année soit écoulée, je vous assigne au tribunal de Dieu ».

Ici, finit l'Histoire... mais ici, la Légende peut commencer...

Un mois plus tard, le Pape Clément V meurt de la dysenterie puis le roi Philippe trouve la mort dans une chute de cheval le 29 novembre.

Les Templiers entrent alors dans le domaine du mythe.

Les rêveurs et les fous (hélas dans des réalisations tragiques) leur prêtent bien des pouvoirs occultes, alchimiques et une survivance à travers les siècles.

On leur attribue aussi de fabuleux trésors qu'il resterait à découvrir... mais le trésor n'est-il pas dans la part de rêve qui auréole l'époque médiévale et la beauté de l'esprit chevaleresque qu'incarne l'épopée des Templiers, Pauvres Chevaliers du Christ ?

 

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- Les effets du chevalier templier- Plateforme dédiée au sujet de recherche sur Le Projet Beaucéant.

Nous devons insister sur l'uniformité qu'offrait la vision d'un escadron de Templiers. En effet, ils offraient au regard tant une parfaite discipline dans leur évolution en marche que dans la parfaite unité de leur habillement, la qualité des montures ou encore celles des armes.  Ils se devaient de se montrer impeccables mais sans superflu ni recherche de l'agrément de leurs corps.

La tenue morale et physique devait être irréprochable et le frère drapier avait la lourde tâche de se charger de cette dernière, du moins sur le point vestimentaire. Il se devait donc de vérifier que les tenues ne soient ni trop longues, ni trop courte mais bien ajustée au destinataire.

Ainsi, tous les nouveaux chevaliers entrant dans l'Ordre du Temple se voyaient confier un équipement complet.

- Se vêtir-

Ils recevaient chacun deux chemises, deux paires de chausses, deux caleçons (braies), un justaucorps (jupel à girons), une pelisse, un grand manteau droit (chape), un manteau d'hiver doublé de fourrures de mouton ou d'agneau, un manteau d'été, une tunique à manches étroites, une ceinture de cuir, un bonnet de coton.

- Les linges -

Ils recevaient également une serviette pour la table et une serviette pour la toilette. La literie comprenait une paillasse, deux draps, une couverture légère (étamine), une grosse couverture (carpette). Cette dernière était aux couleurs du Temple : blanche ou noire ou encore rayée blanche et noire. Les chevaliers pouvaient s'en couvrir en chevauchée ou en couvrir leur cheval de guerre.

- S'armer -

Le trousseau militaire était bien entendu d'une grande importance et comprenait de nombreux éléments.

Ainsi, l'équipement corporel était composé d'une cotte de maille (haubert) rangée dans un sac de cuir ou un treillis constitué de mailles de fer , des jambières de mailles de fer (chausses de fer), un casque à bords rabattus (chapeau de fer), un casque cylindrique (heaume), des souliers, des souliers d'armes et une cotte d'armes.

Concernant l'armement, les chevaliers recevaient une épée droite à deux tranchants, une lance, un écu triangulaire. Ils se voyaient également confié un poignard (couteau d'armes), un couteau pour trancher la viande et le pain, un canif.

- Les frères sergents -

La croix rouge du Temple était cousue sur tous les éléments de l'équipement - habit comme linge - et la couleur blanche restait le privilège de l'habillement des chevaliers. Aussi, les effets des sergents, les tuniques, les cottes et les manteaux étaient noirs. Nous pouvons noter quelques différences dans leur armement : le haubert du sergent était plus léger et sans manches (manicles), les chausses de fer ne présentaient pas d'avant-pied dans le souci de faciliter la marche.

- Equipement divers -

Les chevaliers avaient droit à trois chevaux et à leur harnachement et à un « nécessaire de campagne » : un chaudron, un bassin destiné à mesurer l'orge, trois paires de besaces dont deux portées par l'écuyer.

Ces différentes pièces d'équipement étaient prêtées, chevaliers et sergent en étaient responsable envers l'Ordre et n'en avaient pas le libre usage.

Par exemple, ils ne pouvaient en disposer librement et le donner sans encourir un châtiment. La Règle du Temple prévoyait ce qu'ils pouvaient à la rigueur donner et dans quelles conditions.

Ainsi, ils pouvaient donner un vêtement porté au moins un an, une vielle cotte d'armes, un vieux justaucorps, des vieilles braies, des vieilles chemises, des vieux souliers mais encore des lanternes (pourvues qu'elles soient de leur fabrication), des morceaux de cuir...

Ils devaient également veiller à l'entretien de cet équipement qui se devait d'être parfait. Il était aussi interdit d'apporter la moindre modification excepté s'ils obtenaient la permission expresse du commandeur.

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- Les repas et les campagnes. Plateforme dédiée au sujet de recherche sur Le Projet Beaucéant.

 A table avec les Templiers !

Lors des repas, la place d'honneur revient au commandeur ou précepteur de la maison. Près de lui, un frère installé au sol fait pénitence. Le commandeur lui fera charité de son repas.

Le chapelain dit la bénédiction puis les frères récitent un pater noster tout en restant debout.

Ensuite, chacun peut s'asseoir aux tables revêtues de nappes blanches. Les frères ont devant eux divers éléments : une écuelle, une cuillère, un hanap, un couteau.

Les repas se passent dans le silence, nul n'a le droit de parler sauf l'un des frères dont c'est le tour de procéder à la lecture des Saintes Ecritures.

Puisque aucun frère ne peut user de la voix pour faire une demande aux serviteurs, ils utilisent des signes qui permettent de désigner ce dont il a besoin. Idem, aucun frère ne peut quitter le repas avant le commandeur excepté s'il est pris d'un saignement de nez (ce qui semblait être commun en Orient) ou si l'alarme est donnée.

Les frères doivent trancher proprement les mets car les restes du repas vont être donnés aux pauvres, il convient de les traiter avec dignité et d'éviter tout gaspillage.

Les jeûnes.

Le vendredi, le repas se limite à un plat « d'herbe » ou un potage. Les repas sont suffisants pour couvrir les besoins mais sans recherche gastronomique particulière comme le veut la Règle.

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- Une vie rythmée par les offices et les obligations religieuses - Plateforme dédiée au sujet de recherche sur Le Projet Beaucéant.

La particularité des ordres militaires comme celui du Temple est de mêler un aspect religieux à un aspect guerrier.

Ce fait se retrouve bien évidemment dans le déroulement d'une journée quotidienne et dans une vie qui nous apparaît fortement rythmée par les offices religieux...

Lorsque la cloche de matines (minuit) sonne, les frères doivent aussitôt se lever, se chausser et revêtir leur manteau. Puis ils se dirigent vers la chapelle où ils écoutent le service. Seuls les frères trop fatigués ou malades peuvent s'abstenir mais uniquement si ils ont reçu le congé du maître ou du commandeur.

Les frères doivent réciter 13 patenôtres pour les heures de Notre-Dame, ainsi que 13 autres pour les heures du jour.

Après avoir entendus matines, les frères doivent aller vérifier leurs chevaux et leurs équipements. Ces vérifications faites, ils peuvent se recoucher non sans réciter à nouveau un patenôtre.

Au lever du soleil, la cloche de prime appelle les frères à se lever, s'habiller et se rendre à la chapelle afin d'entendre le service. Lors de la messe, ils entendent les heures de prime, tierce et midi qui sont dites l'une après l'autre. Puis, chacun part soit pour effectuer son service, accomplir un ordre mais de toute façon personne ne doit rester inoccupé.

A l'heure du déjeuner (premier repas de la journée), chevaliers et sergents prennent part à un premier service, les écuyers et les serviteurs se restaurant ensuite. Pendant le repas, un clerc fait la lecture à haute voix.

Pendant l‘après-midi, la cloche sonne encore le rassemblement pour none (milieu de la demi-journée) et vêpres (tombée de la nuit).

Certains peuvent s'absenter. Il s'agit du boulanger (frère du four) s'il a les mains dans la pâte, du forgeron (frère de la grosse forge) dont le fer est dans la forge, le maréchal ferrant (frère de la ferrerie) s'il s'occupe d'un cheval ou encore d'un frère qui se lave la tête... mais sitôt qu'ils le peuvent, ils doivent se rendre à la chapelle...

Le souper vient après les vêpres.

A complies, tous s'assemblent à la chapelle. Ils entendent leurs ordres pour le lendemain puis ils récitent les heures. Après complies, chacun va vérifier chevaux et équipement puis va se coucher. Ils récitent encore un patenôtre puis gardent le silence jusqu'à prime.

Les Templiers récitent 14 patenôtres pour chaque heure (7 pour Notre-Dame, 7 pour le jour) et 18 patenôtres à vêpres.

60 autres patenôtres sont récités par jour, c'est à dire 30 qui sont récités pour les morts et 30 pour les vivants.

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(L'article ci-dessous a été rédigé à l'origine pour l'ESRA, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, vous pouvez le retrouver avec les contributions d'autres internautes sur http://es.ra.free.fr/)

La Croisade Albigeoise et le Catharisme.

La Croisade Albigeoise eut essentiellement pour motif de combattre « l'hérésie cathare» dans le sud de la France, au 11ème et 12ème siècle.

Synthétique, ce texte n'a aucune prétention autre que donner des informations essentielles pour comprendre cette page d'histoire de France et comporte, bien évidemment, des points mis sous silence.

Si le sujet vous intéresse, il existe une importante littérature (de qualité inégale) pour vous faire votre opinion ou parfaire vos connaissances sur le sujet...

L'appellation de « cathares » n'était pas celle que se donnèrent les « hérétiques » mais plutôt le terme par lequel leurs adversaires les désignaient. Les partisans du catharisme se nommaient « Bons Hommes », « Bonnes Femmes » ou encore « Bons Chrétiens ».

Leur doctrine reposait sur un christianisme dualiste : l'univers -et tout ce qui s'y rapportait- était soumis à un système dual : le principe du Bien et le principe du Mal sont sans cesse en lutte l'un contre l'autre. La vie terrestre n'était qu'une illusion, une création du Mal, qui emprisonnait les âmes dans une enveloppe charnelle. La matière appartenait au Mal, au Diable, tandis que la dimension spirituelle, l'âme, était le domaine de Dieu, du Bien.

La réincarnation était un élément assez surprenant du catharisme. Pour que l'âme s'échappe de sa prison charnelle et retourne à Dieu, il était indispensable qu'elle soit purifiée. Or, le degré de purification nécessaire ne pouvait être obtenu que graduellement, par le biais de passages successifs dans des existences ou les hommes pouvaient se purifier. Celui qui choisissait le Bien et qui atteignait la perfection pouvait rejoindre Dieu, tandis que celui qui faisait le choix du Mal devait subir une succession de vies, de réincarnations. Ainsi, l'œuvre du Diable ne pourrait prendre fin que le jour où la dernière âme atteindrait la perfection.

Concrètement, la préoccupation principale des cathares était le salut des âmes. Ainsi, contrairement à l'Eglise de Rome, ils ne se préoccupaient pas des affaires temporelles ou des démêlés entre seigneurs.

Les cathares accueillaient tout le monde dans leur foi, y compris les femmes qui avaient le droit de prêcher ou de donner des sacrements à l'instar des hommes. Mais surtout, les cathares avaient un discours rassurant où toutes les âmes finiraient par être sauvées grâce à la réincarnation. Il ne fallait donc ni craindre l'enfer ni craindre le Jugement Dernier.  De plus, les cathares  participaient à la vie de leur lieu de résidence, ville ou village, et ils exerçaient un métier qui leur permettaient de ne dépendre pécuniairement de personne.

L'Eglise Cathare était elle-même bien organisée puisque qu'il y avait des «diocèses» administrés par un « évêque » élu par des Bons Chrétiens. Cet évêque était assisté par deux personnes « le fils majeur » et le « fils mineur».

Bons Hommes et Bonnes Femmes constituaient le « clergé cathare » et ils étaient également appelés « Parfaits». 

Chronologiquement, nous pouvons dater le début de la croisade (pacifique dans un premier temps) vers 1119, date à laquelle le pape Calixte II appela à la plus grande vigilance face à un phénomène cathare en pleine expansion. En 1145, Bernard de Clairvaux prêcha en Languedoc contre le catharisme. Ce fut un échec.

Il s'en suivit plusieurs conciles contre et en faveur du catharisme ainsi qu'un  colloque entre cathares et catholiques.

Les années 1194 à 1222 virent l'apogée du catharisme en Languedoc.

Ne parvenant toujours pas à endiguer l'essor de cette nouvelle doctrine, la papauté décida d'abandonner la simple (et vaine) prédication pour lancer un véritable appel à la croisade militaire, croisade qui vit ses débuts en juin 1209.

Arnaud Amaury, Abbé de Citeaux, en pris le commandement religieux tandis que Simon de Montfort, un baron du Nord de la France, en assura le commandement militaire.

Une armée de croisés fut levée et composée de chevaliers d'Ile de France, de Normandie, de Lorraine, du Poitou, de Flandre, de Provence, d'Aquitaine...

Ils marchèrent vers le Sud et s'en suivirent de véritables carnages tels Béziers (en 1209, des milliers de personnes, hommes, femmes, enfants, furent abattus dans les rues et jusque dans la cathédrale) et de nombreux sièges.

Lors du siège et de la prise de Minerve en 1210, 140 cathares furent brûlés.

En 1211, à Lavaur, ce furent 400 cathares qui finirent dans les flammes du bûcher et environ 80 chevaliers furent pendus.

A Cassés, la même année, 80 cathares furent également brûlés. Toulouse fut assiégé pour la première fois en 1211 et le fut à nouveau en 1217 et en 1219. Castelnaudary fut assiégé en 1220.

En 1233, Grégoire IX établi l'Inquisition qui fut confiée aux Dominicains. Dès 1234, plusieurs villes dont Narbonne, Albi, Castres, Toulouse... se révoltèrent contre les excès d'une Inquisition impitoyable et inhumaine.

En 1244, Montségur, siège du catharisme, se vit assiégé et dut bientôt capitulé : 224 cathares finirent sur le bûcher.

Quéribus, le dernier refuge cathare, donna sa reddition en 1255.

Le catharisme résista encore et il fut même relancé en Languedoc dans les années 1300 à 1310. Mais en 1321, le dernier « Parfait », Guillaume Belibaste monta sur le bûcher à Villerouge-Termenés. 

Les derniers croyants cathares furent brûlés à Carcassonne en 1329.

Ainsi fini le catharisme, qui ne se voulait qu'une religion chrétienne bâtie sur une lecture différente du Nouveau Testament et de la Bible et surtout une religion proche des croyants et loin des fastes de Rome.

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-Croisade albigeoise et Templiers- Plateforme dédiée au sujet de recherche sur Le Projet Beaucéant.

Contemporains, les templiers et les cathares disparurent de façon tragique.

Ils furent, les uns et les autres, victimes d'une véritable vindicte royale et papale.

Tout d'abord, nous devons évoquer la Croisade Albigeoise qui avait essentiellement pour motif de combattre l'hérésie cathare dans le sud de la France.

Chronologiquement, nous pouvons dater le début de la croisade (pacifique dans un premier temps) vers 1119, date à laquelle le pape Calixte II appela à la plus grande vigilance face à ce phénomène cathare en pleine expansion. Un siècle plus tard, ne parvenant toujours pas à endiguer l'essor de cette nouvelle doctrine, la papauté lança un véritable appel à la croisade. Une armée de croisés fut ainsi levée et composée de chevaliers d'Ile de France, de Normandie, de Lorraine, du Poitou, de Flandre, de Provence, d'Aquitaine... Ils marchèrent vers le Sud et s'en suivi de véritables carnages tels Béziers (en 1209) et de nombreux sièges (Termes, Toulouse...). Malgré la croisade et l'office de l'Inquisition, le catharisme résista, renaquit à différents endroits pour finalement s'éteindre au XIVème siècle.

Bien entendu, nous ne pouvons passer sous silence la présence et la position  du Temple dans les régions concernées par la Croisade Albigeoise!

Habituellement, il est rapporté que l'Ordre du Temple n'aurait pas pris part aux opérations militaires. Pourtant, celles-ci avaient été ordonnées par le pape auquel les Templiers étaient directement rattachés...

Une explication (voir Raimonde Reznikov dans l'ouvrage « Cathares et Templiers ») est proposée par le fait qu'en Occident, les maisons templières étaient essentiellement des exploitations agricoles et, de fait, dans l'impossibilité de jouer un rôle militaire prépondérant.

L‘historien Antoine Du Bourg développe l'idée que les Templiers n'ont peut-être pas toujours été neutres dans cette affaire et qu'ils ont même fait montre d'un certain penchant envers les croisés. Cette position est également partagée par Napoléon Peyrat (pasteur et historien).

Mais où se situaient les possessions templières dans ces régions ?

Loin de faire une liste complète, voici un bref survol des principaux lieux  qui portent encore la marque d'une présence templière : Montpellier, Vaour, Montsaunès, Douzens, Toulouse, Pamiers, Campagne sur Aude, Le Mas-Deu ...

C'est donc en partant de ces données et en croisant les informations contenues dans les plateformes citées ci-dessus que je vous propose de partager ou d'initier des recherches qui pourront s'avérer instructives et nous aider à mieux cerner notre sujet favori : l'Ordre du Temple.

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Paris Templier

15/10/01...

Je suis dans le Square du Vert-Galant (1er arr.). Une borne historique rappelle à l'entrée qu'en 1314, le dernier Maître du Temple y fut brûlé vif avec un autre Templier.

« On » raconte que Jacques de Molay (le dernier Maître) demanda à voir Notre-Dame de son bûcher. Il faut croire que Paris a bien changé car on ne peut plus apercevoir la cathédrale de cet emplacement.

Certain auteur situe l'endroit exact du bûcher au niveau de la statue de Henri III donc au  niveau de la rue ; le square étant en contrebas. Une plaque apposée à la muraille rappelle « qu'ici Jacques de Molay y a été brûlé vif ».

Impression étrange de se retrouver ici après avoir tant lu sur les Templiers, et surtout, avoir préférée la version historique des faits plutôt que la version légendaire et ésotérique.

Ce 13 octobre, j'ai songé à ce vendredi 13 octobre 1307 où un grand nombre de Templiers furent  arrêtés sur ordre du roi Philippe Le Bel.

1 semaine plus tard...

Visite à l'emplacement où se situait le Temple avec son Donjon si bien représenté dans les gravures -romantiques- de Viollet-Leduc.

Aujourd'hui, on ne voit plus qu'un square agrémenté de jeux pour enfants. Au fond, la mairie du 3ème arrondissement et à gauche le marché du Carreau du Temple.

Il faut vraiment chercher la présence des Templiers en ce lieu car, outre le nom, il n'y a qu'une borne historique qui rappelle aux passants que Louis XVI et sa famille ont été retenu prisonniers dans le Donjon du Temple avant d'être guillotiné. En effet, le Donjon a survécu près de 400 ans à la chute du Temple. Il a été malheureusement détruit depuis. Je suis assez étonnée qu'il ne soit pas fait référence au Temple à cet endroit.

A noter, le Donjon était situé à l'emplacement actuel de la mairie.

Dans la rue menant au métro Temple (décidément), une église a retenu mon attention. J'y suis entrée un moment.

Une autre borne historique signale qu'elle est vouée aux Chevaliers de Malte, ex-Hospitaliers.

La boucle serait-elle bouclée ?

 

 

 

 

 

 

 

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Sandrine Virbel

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Le Templier 07/01/2009 11:54

ah oui ca aide. Cest un forum http://guerriers-du-moyen-age.aceboard.fr/
mais ils ont un site.
C'est tout de meme tres technique et pointu

Sandy458 07/01/2009 14:36


Merci pour l'adresse! Bonne journée.


Le Templier 07/01/2009 09:57

Des études que j'aimerais entreprendre plus tard pour ma culture mais hélas étant jeune, ces études ne débouchent pas sur un métier. En tout cas, cela semble fort intéressant.
Je reconnais parmis les figurines, l'ordre du temple, le sergent templier, le fauconnier, le chevalier XIIIE, le chevalier teutonique, l'ordre des hospitaliers et le cathare. De très belles figurines.
En tout cas si vous souhaitez partager vos connaissances historiques, je connais un site les guerriers du moyen age qui font de la reconstitution très pointue. Vos connaissances peuvent aider.
Bonne journée.

Sandy458 07/01/2009 10:35


Malheureusement non, à part être prof d'histoire, médiéviste, il n'y a pas de débouchés... alors ça reste du travail personnel, pris sur l'emploi du temps comme on peut.
Pour les figurines, le chevalier cathare à ma préférence avec l'hospitalier.
Merci de me donner l'adresse du site, je vais regarder ça de plus près!
Bonne journée!!