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Les scribouilles

écriture (notes, roman, nouvelles, textes...) lecture et curiosités en partage

Roberto Alagna, de la banlieue à l’Opéra.




J'ai vraiment mesuré le talent du ténor Roberto Alagna, lors de son interprétation de Faust de Charles Gounod (Opéra en 5 actes), lors  des Chorégies d'Orange 2008.

Ses partenaires y étaient également époustouflants, René Pape, formidable en Méphistophélès et Inva Mula incarnant véritablement Margueritte.


Mais qui donc est ce ténor franco-italien, né le 7 juin 1963 à Clichy sous Bois dans la banlieue parisienne ?


Fils d'immigrants siciliens, il commence l'apprentissage du chant en autodidacte puis rencontre un professeur qui décide de lui enseigner l'art lyrique.

Jusqu'à l'âge de 22 ans, il se produit dans différents cabarets parisiens.

Roberto Alagna rencontre par la suite Gabriel Dussurget (créateur du Festival d'Aix en Provence) puis la pianiste Elizabeth Cooper. Ses rencontres se révèlent déterminantes pour sa future carrière dans l'art lyrique.

En 1988, il remporte le Concours Pavarotti et débute comme ténor dans la Traviata de Verdi où il tient le rôle d'Alfredo Germont.

Dès lors, sa carrière décolle et le conduit sur les scènes les plus prestigieuses de l'art lyrique : la Scala de Milan, le Royal Opera House de Londres, l'Opéra Bastille de Paris, le Metropolitan Opera de New York...

Malheureusement, il est touché par un drame personnel : sa femme décède d'une longue maladie et lui laisse une fille.

Roberto Alagna retrouve ensuite le bonheur avec la soprano Angela Gheorghiu avec qui il joue dans de nombreux opéras et enregistre de nombreux disques.




Grâce à son timbre clair et sa diction très soignée, il trouve un  terrain particulièrement propice à l'expression de sa tessiture dans certains rôles : Roméo de Roméo et Juliette, Edgar de Lucie de Lammermoor, Cyrano de Cyrano de Bergerac, Manrico de Le Trouvère...


Artiste reconnu, il joue dans le film-opéra « Tosca » en 2003 de Benoit Jacquot, interprète la Marseillaise lors de la Fête Nationale du 14 juillet 2005 devant la tribune d'honneur, enregistre des airs d'opérette, écrit un livre autobiographique sur son parcours lumineux (« Je ne suis pas le fruit du hasard » chez Grasset) et participe à de nombreuses représentations des plus grands opéras.


Le parcours flamboyant de Roberto Alagna ne serait pas parfait sans le petit couac qui le rend « plus humain et non plus uniquement dieu lyrique » :

le 10 décembre 2006, il quitte la scène de la Scala de Milan, à la fin du premier air d'Aïda, après avoir entendu des sifflets parmi les spectateurs. Il est remplacé au pied levé par sa doublure. Bien que sa sortie soit apparemment justifiée par un malaise physique, il est déclaré persona non grata à la Scala...


On peut reprocher la grosse machine marketing derrière Roberto Alagna mais l'art lyrique souffrant toujours de son image « élitiste », il convient de saluer toutes les personnalités qui concourent à le faire connaître (Pavarotti n'est plus là, lui qui avait tant œuvré pour rendre l'opéra accessible à tous les publics).


 

Pour en savoir plus sur Roberto Alagna et écouter des (bien trop courts !!!) extraits de son art, visitez son site officiel en rubrique musique :

ROBERTOALAGNA   

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Sandrine Virbel

de l'écriture, de la littérature, de la culture, des connaissances mises en partage... ॐ
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sandy 06/11/2008 19:41

Pour info, le 6 novembre à 21h00, Arte diffuse l'Opéra Marius et Fanny enregistré en 2007 avec R. Alagna entre autres...

Virginie 31/10/2008 11:08

J'aime beaucoup Roberto Alagna
on peut lui reprocher certaines choses si on entend certains de ces collistier mais il essaie de "démocratisé" l'opéra et de permettre au + grand nombre de le découvrir et ça c'est bien
bises

Sandy458 31/10/2008 14:41


Oui, rien que pour l'effet démocratisation, je le trouve très intéressant... après, les caprices de divo ou l'égo surdimensionné... ça fait un peu partie de ce qu'on attend de ce type de
personnage... :o)