Partager l'article ! Quelques mots sur « De l’autre côté du miroir ».: Cette nouvelle s’est imposée d’elle-même et a été assez singulière dans sa r ...
Cette nouvelle s’est imposée d’elle-même et a été assez singulière dans sa rédaction.
Cela faisait un sacré bout de temps que je n’avais pas eu l’envie impérieuse et la force de coucher sur le papier mon petit cinéma intérieur…
Au départ, il y a eu une image de miroir… l’un des derniers plans d’un film de Carpenter « Prince des Ténèbres », plutôt du genre fantasma-gorique (désolée pour le jeu de mot !!!).
Puis, s’est greffée l’image d’un tableau repéré dans l’exposition de peinture du week-end dernier, abstrait et dans les tons jaunes orangés.
Saupoudrez là-dessus quelques airs d’opéra (Alagna ? Alagna !!) et l’album Mother Fist de Marc Almond.
Laissez mijoter un peu…
Et tout s’enchaîne soudainement, l’histoire, les personnages, les couleurs, la bande-son, les odeurs. Aucunes réflexions, le récit prend ses aises et vit sa vie.
Des images entières s’impriment dans ma tête, je vois le récit, les phrases sont là comme le texte d’une narration de film muet.
Vite, il y a urgence à tout noter, c’est même assez difficile car tout afflue trop vite, comme un film en accéléré. Dans ces moments, je bénirai l’inventeur d’une machine qui, branchée dans le cerveau, pourrait tout traduire en mot.
J’en perds la moitié en route, j’enrage, ça vire à l’obsession. Partout, à tout moment, les images, les mots s’entrechoquent, c’est là ! Sous la douche, au moment de préparer la gamelle du chien, ça devient dément, je n’ai plus qu’une idée fixe, un morceau de papier, un crayon, un clavier d’ordinateur pour libérer le flot et le contenir.
Je ne maîtrise pas le récit puisque c’est lui qui tient les rênes.
Drôle de sensation que l’inscription du mot « fin ».
Après cette débauche de sons et lumières, la descente est rude et déprimante.
Vidée, vidée, exténuée.
Mais déjà, je sens poindre la suite, des images qui commencent à former un nouveau film, des nouveaux sons, quelques phrases qui s’imposent…« Babel » se mature !
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