Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les scribouilles

écriture (notes, roman, nouvelles, textes...) lecture et curiosités en partage

Qui est Henri Dunant ?

De nombreuses rues portent ce nom... mais qui est ce Monsieur Dunant ?

 

Henri Dunant naît le 8 mai 1828, dans une famille aisée et influente, établie en Suisse, à Genève. Ses parents sont très engagés dans l'action sociale et participent à de nombreuses œuvres de bienfaisance (orphelins, pauvres, malades, anciens détenus).

Le jeune Henri connaît lui aussi le désir de s'engager dans les œuvres sociales et s'engage dans une œuvre de donations d'aumône. Il créé également la « Réunion du jeudi » qui se veut un regroupement autour de l'étude de la Bible et de soutien aux personnes démunies et malades.

Il fonde une société coloniale en 1856, obtient une concession de terres en Algérie où il décide d'établir des moulins. Ce projet connaitra de grands problèmes d'organisation et de tracasseries administratives en tout genre.

Il décide alors de s'adresser directement à l'empereur Napoléon III qui combat en Lombardie. Il rédige un éloge à l'Empereur pour appuyer ses demandes puis il se rend à Solferino pour le rencontrer.

Lorsqu'il arrive sur le champ de bataille, il se retrouve confronté à une vision de carnage : environ 38 000 blessés et morts se trouvent sur le champ de bataille sans que quelqu'un ne leur prête assistance !

Dunant organise immédiatement une prise en charge des blessés et des malades. Il met en place un hôpital de fortune dans une grande église qui accueille un nombre conséquent de soldats en détresse.

Tout manque : pas de personnel, pas de matériel médical, pas de nourriture...

Pourtant il faut venir en aide à ces hommes et sauver le maximum de vies quelque soit la nationalité de ceux-ci... il n'y a plus de soldats ennemis mais des frères humains...

Dunant fait venir du matériel à ses frais, ouvre d'autres hôpitaux. Malheureusement, beaucoup de blessés ne se relèveront pas.

En 1860, il doit partir en Algérie pour s'occuper de ces entreprises mais reste profondément ébranlé par l'expérience de Solferino. Il écrit ses impressions de guerre qui seront publiées anonymement dans le Journal de Genève. Il s'agit là des premiers écrits où l'on parle des horreurs des champs de bataille.

Dunant rédige également un livre sur le même sujet « Un souvenir de Solferino » où il développe aussi des idées humanitaires : des volontaires devraient être autorisés à venir en aide aux blessés de guerre, en étant respectés dans leur mission et dans un grand esprit de neutralité.

Ce livre est reçu positivement par le monde politique et intellectuel de l'époque et est à l'origine de la création du Comité international de secours aux militaires blessés qui devient en 1876 le Comité International de la Croix-Rouge.

La Croix Rouge s'étend, prend sa vitesse de croisière et Dunant ne s'arrête pas là. Il continue à écrire des articles, proclame des discours en faveur de la libération des esclaves en Amérique du Nord. Partout où un homme souffre, il doit recevoir une aide.

Il néglige ses affaires personnelles et tombe petit à petit dans une vie solitaire et dans une misère matérielle qui conduira ses amis à le soutenir financièrement.

En 1901, il reçoit le premier prix Nobel de la paix pour la fondation de la Croix Rouge.

 

Il décède le 30 octobre 1910.

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Sandrine Virbel

de l'écriture, de la littérature, de la culture, des connaissances mises en partage... ॐ
Voir le profil de Sandrine Virbel sur le portail Overblog

Commenter cet article