Partager l'article ! Noir et Blanc, principe de la dualité en recherche d'emploi.: Quand le blanc vire au noir... Cela avait bien co ...
Quand le blanc vire au noir...
Cela avait bien commencé.
J'avais été reçue pour un entretien de recrutement par deux membres de la direction de cette entreprise connue dans le domaine de l'alimentation.
Après une heure de discussion croisée avec ces deux personnes, j'avais la sensation que l'alchimie commençait à opérer.
Puis, cela avait été le tour du directeur général qui souhaitait s'entretenir avec moi.
On ne recrute pas la personne qui va gérer le personnel en jouant à la roulette russe, cela va de soi.
Le lieu de l'entretien était agréable, une vaste salle de réunion, propre, présentant dans des vitrines design savamment éclairées les produits phares de cette marque.
L'homme était plutôt jeune, respirant le dirigeant d'entreprise à plein nez : belle montre qui brille au poignet, costumes 3 pièces de marque...
Discours sympathique d'entrée de jeu, il a repris il y a quelques années l'entreprise autrefois gérée sur un mode très paternaliste par son père.
Pendant plusieurs années, l'aspect financier et commercial a été privilégié et il désire redonner sa place à la notion de l'humain.
Ça tombe bien, c'est plutôt dans mes cordes, c'est même mon métier !
Le discours est vraiment séduisant : faire évoluer les compétences, mettre en place une vraie politique de gestion du personnel, recruter les bonnes personnes à la bonne place, redresser le service ressources humaines qui bat de l'aile.
Incroyable, c'est pile ce que je cherche : un bon gros challenge !
J'étais quasiment prête à signer de suite lorsque le directeur a précisé la dernière attente quant à sa future DRH : « Il faudra aussi regarder comment « travailler » les effectifs, j'ai trop de personne en production, des salariés usés de plus de 60 ans dont j'aimerai me séparer... il n'y a pas de raison que je ne profite pas MOI AUSSI de la crise... ».
Ambiance...
Quand le noir vire au blanc...
Deux jours après l'entretien chez l'opportuniste de la crise, je suis attendue dans un cabinet de recrutement pour rencontrer une consultante intéressée par mon profil.
Le cabinet est jeune, deux ans d'existence, mais ses références sont déjà étoffées.
Et puis, il a une philosophie ce qui est plutôt rare dans ce secteur dont je me méfie comme de la peste combinée au choléra !
En effet, ce cabinet se targue de placer : « la valeur humaine au cœur de sa démarche ».
Ça mérite que je sorte de ma coquille, enfin de ma réserve, pour une fois...
Le cabinet est situé dans les beaux quartiers de la capitale, là où le prix du mètre carré doit être l'équivalent du prix de ma voiture...
Il fait froid, un peu de chaleur humaine ne me fera pas de mal.
La consultante qui me reçoit est jeune, dynamique, elle me pose des questions intelligentes, c'est un plaisir que d'échanger avec elle. Elle est à l'écoute, sans en faire trop.
Elle m'explique l'éthique de son employeur : signataire de la charte de la diversité en entreprise pour promouvoir la diversité culturelle et ethnique, engagé dans le respect de
l'environnement (même les cartes de visites sont en papier recyclé !), partenaire de l'association Good Planet fondée par Yan Arthus-Bertrand.
Et le fin du fin, la petite hache en plastique sur la buche glacée de Noël : chaque placement de candidats chez un client donne lieu au versement d'une somme pour la « compensation carbone » à Action Carbone : http://www.actioncarbone.org/
Me croirez-vous si je vous dis que cet entretien s'est déroulé le matin du 24 décembre ?
« Noël, Noël, on peut passer du noir au blanc, par la magie de citoyens responsables ! »
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