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Les scribouilles

écriture (notes, roman, nouvelles, textes...) lecture et curiosités en partage

Le registre de Sa Majesté (élevage de fourmis)...été, septembre 2013...

 

 

 

L’arrivée des Messor barbarus…


C’est imparable !


Lorsqu’une activité d’élevage comme les fourmis vous séduit et que vous y prenez goût, vous avez rapidement envie de continuer l’expérience en accueillant une nouvelle colonie…

 

C’est ainsi qu’au courant du mois de juillet, j’ai décidé de poursuivre  mon aventure myrmécéenne.


Une colonie de Messor barbarus et sa fourmilière dédiée est arrivée pour mon plus grand bonheur.

 


 

Qui est Messor barbarus ?

 

La répartition géographique  de Messor barbarus se situe sur le pourtour du Bassin Méditerranéen.

Principalement granivores, ces fourmis récoltent des graines qu'elles acheminent jusqu'à leur nid où elles les stockent bien au sec pour éviter la germination.

 

C’est une fourmi  monogyne (une seule reine par colonie) mais qui, selon les propos de différentes sources, peut être polygine (deux reines) si elles ont été mises en présence, en élevage,  avant la ponte.

 

La reine peut vivre plus de 20 ans et est bien repérable grâce à sa taille respectable (14/16mm).

Les ouvrières - d’une durée de vie de 3 à 5 ans-  sont réparties selon  trois castes :

 

-       les minors les plus petites ( 3 à 6 mm)

-       les medias (8 mm)

-      les  majors. Ces dernières sont de belle taille, jusqu’à 12 mm voir plus. Elles sont pourvues d’une grosse tête dont la puissance leur permet de broyer des graines très dures. Leur robustesse leur permet aussi  de transporter les graines les plus volumineuses jusqu’à la fourmilière.

 

 

Leur mode d’alimentation est très intéressant à observer.


Elles « broient » les graines dans leurs mandibules et les aspergent d’un liquide salivaire. La graine devient une sorte de pâte qu’on nomme « pain de fourmi ».  Les insectes se nourrissent en suçant le liquide présent dans ce « pain ».


 

Dès leur arrivée, mes Messor se montrent très actives et très vives.  Elles constituent vite leur grenier à graines, trient, éliminent ce qui est suspect ou en voie de germination, créent leur cimetière (RIP aux premières décédées).


Théodora – la reine – me gratifie d’un couvain bien fourni où je distingue les 3 catégories de fourmis !


J’assiste à l’évolution de la nouvelle génération jusqu’à la naissance de la première major de la colonie.


La fourmi major est dotée d’une tête rougeâtre et  impressionnante si on la compare aux autres sujets. Fierté de la naissance de la première représentante de cette catégorie !


 

Au mois d’août, je prépare la fourmilière à être autonome pour ses besoins en eau pendant 15 jours.


Je teste auparavant un système tout simple basé sur la capillarité : une mèche de laine trempe dans un verre d’eau déminéralisée, situé légèrement plus haut que la fourmilière. L’eau, suivant le brin de laine, s’achemine jusqu’à la chambre d’humidification.


Il me reste à tester le débit en ajustant la hauteur de la réserve d’eau.


 

Et à laisser mes protégées pendant 15 jours.


 

 

*****


 

Période estivale passée sans encombre !

 


 

A suivre…

 

 

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À propos

Sandrine Virbel

de l'écriture, de la littérature, de la culture, des connaissances mises en partage... ॐ
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